Guide complet des banques au Togo 2026 : classement, services et inclusion financière
Le Togo occupe une position singulière dans le paysage bancaire ouest-africain. Lomé, sa capitale, abrite le siège d’Ecobank Transnational Incorporated, le plus grand groupe bancaire panafricain, ainsi que celui d’Oragroup, autre acteur régional de premier plan.
Cette concentration institutionnelle fait du Togo bien plus qu’un simple marché bancaire national. Le pays est aussi l’un des mieux classés de l’UEMOA en matière d’inclusion financière, juste derrière le Bénin, porté par un marché du mobile money particulièrement dynamique et un écosystème fintech en pleine effervescence.
En 2026, quatorze banques agréées se partagent le marché togolais, aux côtés d’un secteur de la microfinance actif et d’une nouvelle génération de startups financières qui attirent l’attention des investisseurs continentaux.
Ce guide fait le point sur les banques présentes au Togo, leur classement, leurs services, ainsi que sur les grandes tendances qui façonnent ce secteur en 2026 : mobile money, fintech, inclusion financière et recrutement.
1. Panorama du secteur bancaire togolais en 2026
Le secteur bancaire togolais est supervisé par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et par la Commission Bancaire de l’UMOA, qui délivre les agréments aux établissements de crédit de l’ensemble des huit pays de l’Union.
Selon la liste officielle publiée par la Commission Bancaire, mise à jour au 22 mai 2025, le Togo compte quatorze banques agréées, dont onze filiales et trois succursales. Parmi les succursales figurent celles de NSIA Banque Bénin et de Société Générale Togo, adossée à Société Générale Bénin, un signe de l’intégration croissante entre les deux marchés voisins.
Le secteur, en tenant compte des toutes dernières évolutions du marché, est parfois évalué à une quinzaine de banques commerciales en activité par la presse économique spécialisée, à l’image de Togo First.
Le Togo occupe une place à part dans l’architecture bancaire régionale. Lomé héberge en effet le siège social d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le plus grand groupe bancaire exclusivement africain, présent dans une trentaine de pays du continent, ainsi que celui d’Oragroup, maison mère d’Orabank, autre réseau panafricain de référence.

Cette dimension régionale se confirme aussi sur le plan institutionnel. Depuis le 4 mars 2025, la Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA) est présidée par le directeur général d’Orabank Togo, pour un mandat de deux ans, ce qui place Lomé au cœur de la gouvernance bancaire sous régionale.
Sur le plan de l’inclusion financière, le Togo affiche des performances remarquables. Selon les données de la BCEAO, le taux de bancarisation strict atteint 30,9 % en 2026, plaçant le pays au deuxième rang de l’UEMOA, juste derrière le Bénin, qui culmine à 38,2 %.
Le Togo a longtemps occupé la première place de ce classement. En 2019 puis en 2020, il affichait déjà le taux de bancarisation strict le plus élevé de la sous-région, avant d’être dépassé par le Bénin au cours des années suivantes. Le pays conserve néanmoins une avance nette sur la Côte d’Ivoire ou le Sénégal sur cet indicateur.
En intégrant la microfinance et la monnaie électronique, le taux de bancarisation élargi du Togo s’élevait à 86,3 % selon le rapport annuel sur l’inclusion financière dans l’UEMOA portant sur l’année 2023, contre 86,9 % pour le Bénin, les deux pays occupant très largement les deux premières places de l’Union sur ce critère.
Cette dynamique togolaise s’inscrit dans un mouvement plus large à l’échelle de l’UEMOA. Selon les dernières statistiques de la BCEAO, l’Union comptait 136 établissements bancaires fin 2024, pour 22,2 millions de comptes bancaires enregistrés dans la région, après l’ouverture de 1,407 million de nouveaux comptes sur la seule année 2024, soit une hausse de 6,8 % en un an.
Ce mouvement régional s’est accompagné d’un maillage territorial renforcé. Les points de contact bancaires ont progressé de 17,2 % à l’échelle de l’UEMOA pour atteindre 3 220 unités, tandis que le parc de guichets et distributeurs automatiques a bondi de 13,3 % pour dépasser 4 145 unités.
2. Les principales banques présentes au Togo
Les leaders du marché par total bilan
Le marché bancaire togolais est dominé par deux poids lourds panafricains, avant un groupe de banques de taille intermédiaire en pleine progression.
Orabank Togo
Filiale togolaise d’Oragroup, le groupe panafricain dont le siège se trouve précisément à Lomé, Orabank Togo est la première banque du pays avec un total bilan de 851 milliards de FCFA fin 2024, selon les données relayées par Togo First.
L’établissement revendique plus de 440 000 comptes clients, un réseau de 39 agences réparties sur l’ensemble du territoire national, une centaine de distributeurs automatiques et environ 500 collaborateurs. Elle est également leader sur les dépôts de la clientèle et les crédits accordés dans le pays.
Ecobank Togo
Deuxième établissement du pays, Ecobank Togo affichait un total des actifs de près de 700 milliards de FCFA à fin juin 2025, en hausse de 6 % sur un an, pour des dépôts atteignant 525,3 milliards de FCFA. La banque s’appuie sur le rayonnement de sa maison mère, Ecobank Transnational Incorporated, dont le siège social est justement basé à Lomé. À l’échelle du continent, le groupe a d’ailleurs été désigné Meilleure Banque Digitale d’Afrique en 2025.
BSIC Togo, la progression la plus marquée
La Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC Togo) illustre la dynamique de fond du marché. Son total bilan est passé de 207 milliards de FCFA en 2022 à 331 milliards de FCFA à fin juin 2025, une progression qui lui a permis de grimper à la sixième place du classement national, contre la huitième un an plus tôt, avec une part de marché de 6,7 %.
Les autres banques du marché togolais
Au-delà de ce trio de tête, plusieurs établissements complètent le paysage bancaire togolais, chacun avec un positionnement propre.
Bank of Africa Togo (BOA-Togo) appartient au groupe panafricain BOA, présent dans nombre de pays voisins comme le Bénin ou le Sénégal, avec un positionnement orienté vers la clientèle des particuliers comme des entreprises.
Banque Atlantique Togo, membre du groupe marocain BCP (Banque Centrale Populaire), s’appuie sur la digitalisation de ses services, à l’image de ses filiales dans les autres pays de l’UEMOA et de la CEMAC.
La Banque Internationale pour l’Afrique au Togo (BIA-Togo), filiale du groupe marocain Attijariwafa Bank, cible en particulier une clientèle d’entreprises et de professionnels ayant des besoins de financement du commerce international.
Coris Bank International Togo (CBI-Togo) est la filiale locale du groupe burkinabè Coris Bank International, l’un des réseaux bancaires les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest francophone, également présent au Bénin, au Mali et en Côte d’Ivoire.
International Business Bank Togo (IB Bank Togo) est l’ancienne Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI). L’État togolais en a cédé une participation majoritaire en 2021 à IB Holding, groupe financier contrôlé par l’homme d’affaires burkinabè Mahamadou Bonkoungou, dans le cadre d’un vaste programme de privatisation lancé dès 2018.
La Société Interafricaine de Banque (SIAB), anciennement dénommée Baltex, complète l’offre destinée aux entreprises, aux côtés de Sunu Bank Togo, issue du rachat en 2018 de la Banque Populaire pour l’Épargne et le Crédit (BPEC) par le groupe Sunu.
Enfin, l’Union Togolaise de Banque (UTB) reste une institution détenue à 100 % par l’État togolais, dont la privatisation, engagée depuis 2018 aux côtés de celle de la BTCI, demeure en cours.
Deux succursales complètent la liste officielle : celle de NSIA Banque Bénin et celle de Société Générale Togo, adossée à Société Générale Bénin, illustrant l’intégration bancaire croissante entre les deux pays voisins.
Le dynamisme du secteur bancaire togolais s’explique aussi par les besoins de financement d’une économie en pleine transformation. La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), zone économique spéciale située près de Lomé, attire des investisseurs industriels dont les projets nécessitent des financements bancaires conséquents, ce qui alimente la demande de crédit aux entreprises.
Le secteur financier togolais ne se limite pas aux banques. Le marché de l’assurance, fort d’une quinzaine de sociétés selon une cartographie du secteur financier publiée par la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique, reste dominé par deux acteurs, NSIA et SAHAM, qui concentrent à eux seuls près de la moitié du chiffre d’affaires du marché.
3. Les services bancaires disponibles au Togo
Comptes bancaires : des documents assez homogènes d’une banque à l’autre
Les pièces demandées pour ouvrir un compte varient peu d’un établissement à l’autre au Togo. Chez Orabank Togo, il faut fournir deux photos d’identité, une copie de la CNI ou du passeport en cours de validité, un acte de naissance, ainsi qu’un certificat de résidence ou une quittance d’électricité, d’eau ou de téléphone. Pour une comparaison plus large des pièces à fournir, voir notre guide comment ouvrir un compte bancaire.
Un justificatif d’emploi est également demandé aux salariés, sous la forme d’une attestation de travail ou d’une carte professionnelle. Les frais mensuels de tenue de compte s’élèvent à 1 100 FCFA TTC pour les particuliers chez Orabank, contre 500 FCFA pour les comptes APE.
Chez NSIA Banque Togo, la liste est proche : une photo d’identité, une photocopie de la carte nationale d’identité ou du passeport pour les étrangers, ainsi qu’un justificatif de domicile, qui peut être un certificat de domicile, une facture ou un contrat de bail.
Pour les entreprises, Société Générale Togo demande en complément un exemplaire du Journal Officiel ou une attestation de publication, ainsi que les états financiers récents ou un bilan prévisionnel, en plus des pièces d’identité des personnes habilitées à faire fonctionner le compte.
Les comptes d’épargne restent également accessibles avec des taux compétitifs. SUNU Bank Togo propose par exemple un taux d’intérêt de 3,5 % par an sur son compte épargne, avec une liste de documents équivalente à celle d’un compte courant classique.
Ouvrir un compte depuis l’étranger
La diaspora togolaise peut également ouvrir un compte à distance. La procédure implique généralement de faire légaliser les copies de pièces d’identité par un notaire ou par le consulat togolais, puis d’expédier le dossier complet par courrier express avant l’activation définitive du compte.
Le dépôt initial exigé varie selon la banque et le produit choisi, avec des montants observés allant de 10 000 FCFA chez Orabank sur certains produits jusqu’à 50 000 FCFA pour une offre d’épargne diaspora chez Coris Bank.
Crédits, change et transferts
Comme dans le reste de la zone UEMOA, les taux débiteurs pratiqués par les banques togolaises oscillent le plus souvent entre 7 % et 12 % selon le type de financement, sa durée et le profil de l’emprunteur. Les garanties courantes restent la domiciliation de salaire, le cautionnement ou l’hypothèque pour les crédits immobiliers.
Le franc CFA togolais (XOF) est arrimé à l’euro selon une parité fixe de 1 euro pour 655,957 francs CFA, garantie par la BCEAO. Les opérations de change s’effectuent auprès des banques et des bureaux de change agréés.
Pour les transferts, les réseaux Western Union et MoneyGram restent largement utilisés en complément des solutions bancaires. Depuis 2025, la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI) de la BCEAO permet en outre des virements instantanés et gratuits entre les huit pays de l’UEMOA, y compris le Togo.
4. Le mobile money, un marché à parts presque égales

Le Togo a été l’un des pionniers du mobile money en Afrique de l’Ouest, avec le lancement de Flooz par Moov Africa Togo, suivi par T-Money, développé par Togocom, alors encore appelé Togo Telecom.
En novembre 2024, Togocom a été rebaptisé Yas dans le cadre de sa restructuration sous le Groupe Axian, entraînant au passage le changement de nom de son service phare de mobile money : T-Money est ainsi devenu Mixx by Yas.
Selon les données de l’Autorité de réglementation des communications électroniques et des postes (ARCEP) relayées par Togo First début juillet 2026, Mixx by Yas domine désormais le marché avec 58 % des abonnés, contre 42 % pour Flooz de Moov Africa Togo.
En volume de comptes actifs, Mixx by Yas totalise près de 2,89 millions de comptes, tandis que Flooz en revendique un peu plus de 2,06 millions. Le réseau de points de service dépasse les 32 500 unités à l’échelle du pays.
Ce marché est en très forte croissance. À fin septembre 2025, le Togo comptait près de 4,96 millions d’abonnés au mobile money, en hausse de 21 % sur un an, pour une valeur de transactions atteignant 1 398 milliards de FCFA au troisième trimestre 2025, soit une progression annuelle de 33 %.
Un nouvel entrant vient bousculer ce duopole historique. Gozem Money, la branche paiement du service de VTC togolais Gozem, s’est lancé fin 2025 avec une promesse de frais de retrait jusqu’à cinq fois inférieurs à ceux des acteurs historiques, misant sur une clientèle jeune et urbaine.
Le taux de pénétration du mobile money au Togo est aujourd’hui estimé à environ 57 % de la population selon certaines analyses spécialisées, un niveau qui place le pays parmi les marchés les plus avancés numériquement de la sous-région.
5. Fintech togolaise : Lomé, hub émergent d’Afrique de l’Ouest

Le Togo confirme en 2026 son statut de place fintech montante en Afrique francophone. Le signal le plus visible est venu de Gozem, le « super-app » lomé basé sur la mobilité et les paiements, qui a bouclé une levée de fonds en série B de 30 millions de dollars en février 2025.
Cette opération a placé, l’espace d’un mois, le Togo parmi les cinq premières destinations africaines de financement des startups, aux côtés du Nigeria, du Kenya, de l’Afrique du Sud et de l’Égypte, une performance remarquable pour un pays de seulement huit millions d’habitants.
Semoa Group incarne un autre pan de cette dynamique. Fondée en 2016 par l’ingénieur togolais Edem Adjamagbo, la fintech est devenue le 30 janvier 2026 le premier établissement togolais à obtenir l’agrément de niveau 3, dit full service, délivré par la BCEAO, le plus haut niveau de reconnaissance pour un établissement de paiement dans l’UEMOA.
Semoa s’est notamment fait connaître grâce à son service de WhatsApp Banking, qui permet aujourd’hui à environ 300 000 Togolais d’effectuer leurs opérations bancaires sans se déplacer en agence, directement depuis l’application de messagerie.
L’écosystème s’est structuré davantage en octobre 2025 avec le lancement officiel du collectif TogoTech, qui réunit quinze startups locales : Gozem pour la mobilité, Semoa pour la fintech, mais aussi Édolé dans le numérique appliqué au BTP, MiaPay dans l’e-commerce, ou encore Solimi, Kondjigbalé, Anaxar et Clinicaa dans la santé digitale.
Cette effervescence s’appuie sur une infrastructure de soutien renforcée, à l’image du Djanta Tech Hub, un campus de 3 000 mètres carrés au cœur de Lomé, développé par le gouvernement togolais en partenariat avec Co-Creation Hub, qui héberge un incubateur, une académie de programmation, un laboratoire de fabrication et un programme dédié à l’entrepreneuriat féminin.
6. Inclusion financière : un pays longtemps pionnier dans l’UEMOA

Le Togo a longtemps été le meilleur élève de l’UEMOA en matière d’inclusion financière. En 2019, le pays affichait déjà le taux de bancarisation strict le plus élevé de la sous-région, à 25,1 %, devant le Bénin et le Burkina Faso.
En 2021, le taux de bancarisation élargi togolais, qui intègre la microfinance et la monnaie électronique, atteignait 84,18 %, en progression de plus de quatre points sur un an, faisant du pays celui qui enregistrait alors la plus forte croissance de toute la région sur cet indicateur.
Depuis, le Bénin a repris la première place, mais le Togo conserve une deuxième position solide. Selon le rapport annuel sur l’inclusion financière dans l’UEMOA portant sur 2023, le taux de bancarisation élargi togolais s’élevait à 86,3 %, contre 86,9 % pour le Bénin, très largement devant la Côte d’Ivoire ou le Sénégal.
Plus récemment encore, le taux d’inclusion financière global du Togo a atteint 89,04 % en 2024, en hausse de 1,34 point sur un an, plaçant à nouveau le pays au deuxième rang de l’UEMOA sur cet indicateur composite qui mesure l’accès, l’usage et le coût des services financiers.
Cette performance s’appuie sur une stratégie publique de long terme. Le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), créé en 2014, a été renforcé par l’adoption en 2021 d’une stratégie nationale d’inclusion financière visant à élargir l’accès aux produits financiers formels, digitalisés et adaptés aux besoins de la population.
Depuis sa création, le FNFI a permis l’octroi cumulé de 1,94 million de crédits pour un montant total de 117,7 milliards de FCFA, un dispositif qui cible en priorité les populations rurales et les petites activités génératrices de revenus.
7. Recrutement et carrières dans la banque au Togo
Lomé s’est imposée comme une véritable place bancaire régionale, ce qui se traduit directement sur le marché de l’emploi. La présence du siège régional d’Ecobank et des équipes de la BCEAO fait de la capitale togolaise un pôle d’attraction pour les professionnels de la finance de toute la sous-région.
Les banques commerciales recrutent régulièrement. En avril 2026, Orabank Togo a ouvert un poste de Responsable Trading, exigeant au moins sept ans d’expérience dans la gestion de la trésorerie bancaire et un bilinguisme anglais-français, illustrant le niveau d’exigence des postes ouverts au sein des groupes panafricains.
En juillet 2026, IB Bank Togo recherchait de son côté un Chargé d’Affaires Entreprises pour son portefeuille PME et PMI, un profil Bac+5 avec au moins cinq années d’expérience réussie sur un poste similaire, reflet de l’appétit constant des banques togolaises pour les profils commerciaux expérimentés.
La BCEAO elle-même recrute régulièrement à l’échelle de ses huit pays membres, dont le Togo, sur des postes d’économistes, d’informaticiens, de juristes et de comptables, avec des rémunérations considérées parmi les plus attractives du secteur public ouest-africain.
Les profils les plus recherchés en 2026 reflètent la transformation du secteur : spécialistes du digital et de la data, chargés de conformité et de gestion des risques, analystes crédit, ainsi que conseillers clientèle entreprises pour accompagner la croissance des portefeuilles PME.
Le secteur des fintechs togolaises constitue également un vivier d’emplois croissant, à mesure que des acteurs comme Gozem ou Semoa poursuivent leur expansion et recrutent développeurs, spécialistes conformité et agents commerciaux.
Pour postuler, les candidats disposent de plusieurs canaux : les sites carrières des banques elles-mêmes, des plateformes spécialisées comme Emploi.tg, ainsi que les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn, de plus en plus utilisés par les recruteurs du secteur pour toucher les jeunes diplômés togolais.
8. Comment choisir sa banque au Togo
Le choix d’une banque au Togo dépend avant tout du profil et des besoins de chacun.
Pour un étudiant ou un jeune actif, mieux vaut privilégier une banque proposant des comptes à frais réduits et une application mobile fluide, permettant de suivre son solde et ses opérations sans se déplacer en agence.
Un entrepreneur ou une PME aura intérêt à comparer les solutions de financement et d’accompagnement proposées par les différents établissements, ainsi que la qualité du suivi du chargé de clientèle entreprises, un critère décisif pour les besoins de trésorerie ou d’investissement.
Pour un salarié, l’équilibre entre proximité géographique des agences, qualité du service digital et coût des opérations courantes reste le critère principal, sachant que la domiciliation de salaire conditionne souvent l’accès aux meilleures conditions de crédit.
Les Togolais de la diaspora ont, quant à eux, intérêt à comparer les procédures d’ouverture de compte à distance, les délais de traitement des dossiers ainsi que les montants de dépôt initial exigés, qui varient sensiblement d’un établissement à l’autre.
Dans tous les cas, il est recommandé de comparer les grilles tarifaires, de vérifier les frais annexes comme la tenue de compte ou les virements internationaux, et de tester l’application mobile avant de s’engager durablement avec un établissement.
Questions fréquentes sur les banques au Togo
Quelle est la meilleure banque au Togo en 2026 ?
Il n’existe pas de réponse unique. Orabank Togo est la première banque du pays par la taille de son bilan, avec 851 milliards de FCFA fin 2024, suivie d’Ecobank Togo. Le choix dépend surtout du profil de chacun : réseau d’agences, offre de crédit, qualité des services digitaux ou accompagnement des PME.
Quel est le taux de bancarisation au Togo ?
Le taux de bancarisation strict du Togo atteint 30,9 % selon les dernières données de la BCEAO, ce qui place le pays au deuxième rang de l’UEMOA, derrière le Bénin. Le taux élargi, qui intègre la microfinance, dépasse quant à lui 86 %.
Pourquoi Lomé est-elle considérée comme un pôle bancaire régional ?
La capitale togolaise héberge le siège d’Ecobank Transnational Incorporated, le plus grand groupe bancaire panafricain, ainsi que celui d’Oragroup, maison mère d’Orabank. Lomé accueille aussi la présidence tournante de la Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA depuis mars 2025.
Comment ouvrir un compte bancaire au Togo ?
Il faut généralement fournir une pièce d’identité en cours de validité (CNI ou passeport), deux photos d’identité et un justificatif de domicile récent. Certaines banques demandent en complément un acte de naissance ou un justificatif d’emploi pour les salariés.
Quels sont les principaux opérateurs de mobile money au Togo ?
Le marché togolais est partagé entre Mixx by Yas, anciennement T-Money, qui détient 58 % des abonnés, et Flooz de Moov Africa Togo, qui en détient 42 %. Un nouvel entrant, Gozem Money, s’est lancé fin 2025 avec des frais de retrait réduits.
Peut-on ouvrir un compte bancaire togolais depuis l’étranger ?
Oui. La procédure implique de faire légaliser les copies de pièces d’identité par un notaire ou le consulat togolais, puis d’envoyer le dossier par courrier express. Le dépôt initial exigé varie selon la banque, de 10 000 à 50 000 FCFA environ.
Quel est le taux d’intérêt d’un crédit bancaire au Togo ?
Les taux débiteurs varient généralement entre 7 % et 12 % selon le type de crédit, sa durée et le profil de l’emprunteur, un niveau comparable à celui observé dans les autres pays de l’UEMOA. Les comptes d’épargne, eux, affichent des taux créditeurs autour de 3,5 % par an chez plusieurs établissements.
Conclusion
Le secteur bancaire togolais bénéficie d’un atout unique dans la sous-région : Lomé abrite les sièges de deux groupes panafricains majeurs, Ecobank et Oragroup, ce qui confère au pays un poids institutionnel sans commune mesure avec la taille de son économie.
Cette position se double d’une performance solide en matière d’inclusion financière, où le Togo dispute au Bénin la première place de l’UEMOA, portée par un marché du mobile money mature et un écosystème fintech de plus en plus reconnu au-delà de ses frontières, à l’image de Gozem ou de Semoa.
Pour les particuliers comme pour les entreprises, ce dynamisme se traduit par une offre de services de plus en plus large, entre banques panafricaines solidement implantées, institution publique en voie de privatisation et solutions numériques en forte croissance.
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